Le blog de Daniel Gillet, photographe indépendant
13 mai

Hamid et Catherine Bouderballah, locataires à Rillieux-la-Pape

Catégorie Rencontres

 

Portrait d'une famille de Rillieux-la-Pape, habitant dans un logement social de la Semcoda :

Voici la suite de mon travail effectué pour la Semcoda, sur des portraits de locataires. Ville dortoir avec ses cités dites "sensibles", Rillieux-la-Pape a du mal à se défaire de son image négative. Ma rencontre avec Hamid et Catherine m'a beaucoup marqué. Son point de vue sur sa cité donne une autre vision de la vie en HLM.



La convivialité avant tout

« On a tout ici, pourquoi aller voir ailleurs ? » Pour vanter les mérites de Rillieux-la-Pape et du quartier du Mont Blanc, il n’y a pas meilleur interprète qu’Hamid Bouderballah. Né ici, il y a 37 ans, il a grandi avec ses 10 frères et sœurs dans les logements de la Semcoda. Il a travaillé dans les commerces locaux en tant que boucher. Maintenant, il y élève, avec sa femme Catherine, leurs 4 enfants : Yamina, Wacila, Ayman et Sarah.
Rien ne le fera partir de cet endroit. « Il y a des copains qui sont allés s’installer à la campagne, mais ils reviennent tous les uns après les autres. Quelque chose leur manque qu’ils ne retrouvent nulle part ailleurs. »
À l’écouter, il n’y a pas mieux. Il est si convaincant, que l’on est prêt à signer un bail avec la Semcoda sur le champ. Qu’importe le manque d’attrait des bâtiments. S’ils sont propres et fonctionnels, cela reste du logement collectif, inscrit dans un grand ensemble. Ce n’est pas un pavillon à la campagne. Cela n’a pas le charme de la maison individuelle. Mais il y a ce petit plus. Impalpable, car abstrait, c’est la convivialité.
« L’été, les familles déroulent le tapis dans la pelouse en bas de l’immeuble. On se fait inviter à boire le café, on discute de la vie du quartier, les enfants jouent ensemble. Il y a de la vie sociale ! »
Pour une famille aux revenus modestes, il est possible, de vivre ici décemment et d’offrir des loisirs aux enfants. L’association « Quartier libre » propose des stages de rugby, de foot et des échanges sur le métissage culturel. Les enfants peuvent jouer dans la rue, sans la surveillance constante des parents. Les personnes âgées ont l’œil. Pas besoin de garderie, c’est le collectif qui s’en charge. Toutes les infrastructures sont présentes : le « Loup perdu », la piscine avec ses 4 bassins, la polyclinique, un réseau de transports en commun efficace, les magasins de quartier ouverts jusqu’à 22h30 et bien sûr, la proximité de la métropole lyonnaise et son vivier d’emplois.
Hamid est un ardent défenseur de son quartier. Dans la lignée de son père, ancien membre du comité de quartier, il cherche à combattre une image dévalorisée de la ville. Certes, le quartier limitrophe Michelet, anciennement appelé le Chicago de la région lyonnaise, n’a pas volé sa réputation dans les années 90. Mais tout ça, c’est du passé. Il y a bien des petites histoires et quelques caïds, mais cela n’est plus représentatif. « Regardez les espaces verts, dit-il en montrant les parterres de fleurs visibles depuis la fenêtre : ça fait trois semaines qu’ils les ont installés et ça n’a pas bougé. »


 

 

Mots clés : Coulisses, Logement social, Lyon, Portrait, Social, Société, Semcoda

Commentaires


Laisser un commentaire




Les codes HTML seront supprimés à l'exception des liens, du gras, de l'italique et du souligné.

 3 3 5 Recopiez le code dans le champ de contrôle



2 commentaire(s)

lundi 18 mai 2009 20:17 par bouder
bon portrait ca fait plaisir a voir simple et authantique

lundi 18 mai 2009 20:30 par araboti
pk la porte et pk troi foto ???

Aucun rétrolien

URL pour faire un rétrolien : http://www.daniel-gillet.com/blog/143.html?ext=tb


» Signaler ce billet à un(e) ami(e)