Mon bilan de trois années au GPL
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Voici maintenant trois ans et 76600 kilomètres que je roule au GPL. Une aventure que j'hésite encore à renouveler, tels les freins en France sont nombreux.
Une aventure! Oui, il n'y a pas d'autre mot, pour qualifier le choix du GPL comme mode de combustion. Car rien n'est simple quand on fait un choix différent de la majorité des conducteurs.
Après de longues recherches, j'ai décidé d'acheter un véhicule récent et de le faire équiper d'un kit GPL, lui permettant de rouler à l'essence sans plomb 95 et au gaz. J'ai dû avancer les 2700 euros de frais pour cette modification, avant d'être remboursé à hauteur de 2100 euros en crédit d'impôts au bout d'un an. Déjà première difficulté, quand on n'est pas plein aux as.
Au bout de plusieurs milliers de kilomètres sans problème, j'ai été immobilisé à Genève puis à Dôle et en Espagne, loin de mon garagiste agréé GPL, avec des problèmes de bobines et d'injecteurs. Pur problème mécanique FIAT, qui n'a rien à voir avec le GPL. Ce serait en soit une banale panne si les garagistes locaux ne criaient pas au loup au moment de découvrir le kit GPL: "Quoi ?! une voiture au GPL, je touche pas à ça!"
L'approvisionnement en Gaz ne m'est jamais apparu comme un problème majeur. Quand on fait beaucoup de route, on en trouve toujours. Certes cela demande un peu d'organisation et d'anticipation! Et puis en cas de manque, il y a toujours possibilité de basculer en mode Essence. J'ai vu dans ma région deux stations fermer leur pompe GPL. Les stations essence ont souvent leur distributeur GPL en panne. Sans encouragements de l'état, rien ne les obligent à tenir ce service.
Puis vient le jour de la revente. Pas très vendeur le GPL. Les acheteurs sont peu nombreux, car les automobilistes non sensibilisés à cette alternative.
Si le GPL est aujourd'hui le seul moyen de rouler écologiquement -à part le très couteux moteur hybride- rien n'est fait pour l'encourager en France. Les garagistes ne jurent que par le diesel et le HDI est leur grand prophète. N'étant pas formé pour réparer cette technologie marginale, ils en ont peur. En Italie pourtant la sauce a très bien pris. Les véhicules équipés en GPL sont plus nombreux que les diesels. Ce qui prouve que seule une politique globale venant d'en haut peut changer la donne.
Bref, il faut être un écolo engagé pour tenir bon le cap du GPL. Certes les économies sont là. Certes ma voiture ne produit que très peu de gaz carbonique, pas de particules, pas de benzène, ni de souffre, ce qui en soit est une révolution! Mais si je dois changer de voiture, comment réinvestir dans cette technologie sans vision du futur?
Commentaires
2 commentaire(s)
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http://www.ademe.fr/auto-diag/transports/rubrique/Publications/document/rapportADEMEGPLEuro3_vf.PDF
J'aurai aimé faire comme toi parce qu'ici au Québec il n'y a pas de problèmes de règlementation compliqué sauf que à la lecture de ceci, je trouve l'idée moins écolo:
http://www.moteurnature.com/actu/2007/gpl-lpg-butane-propane-afrique-deforestation.php
Lucie