Humeur
Impossible de rester immobile et sans voix. Mes sujets de préoccupation.
Dans la peau d'un abstentionniste
Par la force des choses, je n'ai pas pu aller voter dimanche. Je me retrouve ainsi dans la peau d'un abstentionniste. Du coup, je me pose la question de l'impact de mon non-vote. Cela aurait-il changé quelque chose, si j'avais pu voter? Une goutte d'eau, dans un raz-de-marée bleu?
Mauvais sort, ou malchance, je suis tombé malade quelques heures avant d'aller voter aux législatives. Pris de vertiges et vomissements, je n'ai pu me rendre au bureau de vote. Ai-je été victime d'un marabout à la solde de Sarkozy? Moi, le maudit écolo?
Sarkozy : analyse d'un portrait officiel
La première fois que j'ai vu l'image, c'était sur http://sarkostique.over-blog.com
Connaissant la nature satirique du site, je pensais que c'était un photomontage kitsch. Et bien non, c'est bien la photo officielle!
Etant moi même du métier, je me permets de vous donner mon point de vue de technicien.
Nicolas Sarkozy est-il un prédateur pour la liberté de la presse?
On connaissait le rapport ambigu du candidat de l'UMP avec les grands groupes de presse, nous voilà à peine rassurés sur l'attitude du nouveau président de la république Nicolas Sarkozy à l'égard des journalistes. Elu mais pas encore en fonction, un journal renonce à publier un article sur sa femme. Cela augure-t-il de l'avenir de la liberté de la presse en France?
Plutôt que d'écrire un billet à charge contre Nicolas Sarkozy, je vous propose des éléments de réflexion "objectifs", dans la limite où la sélection d'informations peut être neutre. Des infos qui sont passées inaperçues.
A vous de juger avec ces éléments. Merci pour vos éventuels commentaires.
Une séduisante rencontre
Pour une fois je vous invite à fermer les yeux.
Imaginez. C'est la photo d'un homme assis au centre d'un groupe d'une quinzaine de personnes, les mains jointes, les yeux tournés vers le ciel, comme un religieux en prière. Tous les regards sont tournés vers lui. À en juger par leurs sourires amusés, « IL » est un joyeux luron. « Il » exerce auprès d'eux un irrésistible attrait. Certains regards trahissent même une véritable admiration.
Quelques uns dans le public ont même cette position du penseur de Rodin, celle de l'être pensant, un large sourire aux lèvres. Comme si leur intellect était convaincu.
Hier, la plupart de ces gens ne connaissaient cet homme que par les journaux et autres médias interposés. Il y avait une certaine distance.
Aujourd'hui ils viennent de passer quelques minutes inoubliables de complicité, autour d'une plaisanterie. Jamais leur jugement sur cette personne ne sera comme avant, mais forcément influencé par cette séduisante rencontre.
Voilà le décor est planté. Pas de quoi fouetter un chat pour une scène ordinaire, avec des gens ordinaires.
Seulement ce n'est pas un public ordinaire mais des journalistes, des témoins, censés décrire et analyser la vie politique à nous, citoyens.
Seulement ce n'est pas un prêcheur ordinaire, mais un homme politique de premier plan, candidat à la magistrature suprême.
Maintenant, ouvrez les yeux !
De l'indépendance des pouvoirs politique et médiatique
C'est en laissant trainer mes oreilles lors d' un reportage, que m'est venu un étonnant échange entre un journaliste du Progrès et un député.
"La prochaine fois que tu viens à la maison y aura que de la salade.
- Quoi, la bouteille que je t'ai amenée la dernière fois t'a pas plue ?
- Je me suis laissé dire qu'on vous avait donné des instructions à la rédaction, au sujet du dossier (...)"
Et le journaliste de se défendre d'être manipulé par sa hiérarchie... Certes, mais qu'en est-il de l'influence de son pote le député? Quelle manipulation peut-il y avoir, entre le fromage et le dessert?
De ce dialogue, je suis resté bouche bée. Une véritable complicité se dégageait de cet entretien. Comme entre deux potes. En soit, j'ai rien contre l'amitié. Cependant, celle-ci me semble être contre nature.
Ne pourrait-on pas rendre obligatoire la rotation des rédacteurs politiques de département en département tous les 5 ans, comme c'est le cas des commissaires principaux, dans la police ?
