Sorry, this entry is only available in Français.
(Français) Compression de matières
(Français) Coopératives d’habitants Genève
Le Haut-Bugey vu du ciel

Cette petite séance photo aura commencé la peur au ventre, pour finir la goutte au nez. Pour effectuer cette mission de prise de vue aérienne, nous avons volé sans portière. Pas totalement à l’aise avec le vide, les premières minutes auront été pour moi un peu délicates. Puis prenant progressivement confiance, je me suis laissé aller jusqu’à me pencher dans le vide. Première étape de ce “Haut Bugey vu du ciel” avec des paysages ruraux. Travail effectué pour la Communauté de communes d’Oyonnax. Le prochain voyage sera urbain avec des vues de la vallée de la plasturgie.


















Découverte Montagnes du Jura
Sorry, this entry is only available in Français.
Tournée ménages
Reportage lors d’une tournée de collecte d’ordures ménagères sur la Communauté de communes de Treffort en Revermont. Accroché au cul du camion, le nez dans les ordures, j’ai suivi un jeune ripeur dans l’exercice de ses fonctions. Jean-Didier m’explique les ficelles du métier et partage avec moi ses petites rancoeurs. “50% de ce que nous récoletons pourrait être recyclé. Les gens ne sont pas éduqués”, lance-t-il.










Les bûcherons s’exposent

Patrice, bûcheron. La Chaux-de-Crotenay, Jura. FRANCE.
S’il vous arrive de prendre l’autoroute A39, je vous invite à faire un petit tour à l’Aire du Jura, au nord de Lons-le-Saunier.
J’expose mon reportage sur les bûcherons du Jura, avec la bénédiction du Conseil général du Jura. Du 1er au 31 mars et tout le mois d’août.
Vol au-dessus d’un nid d’ordures

Enfouissement de déchets : reportage au centre de la Tienne, dans l’agglomération de Bourg-en-Bresse. Un point de vue sur la société de consommation.
« On se croirait à Ushuaïa, se moque Raymond, technicien du centre d’enfouissement de la Tienne, il y a les oiseaux et tout… » Je suis en reportage commandé pour la société Organom qui gère les déchets de l’agglomération de Bourg-en-Bresse. Devant nous, un paysage apocalyptique : des milliers de tonnes de déchets ménagers s’étalent sur des hectares. Une étrange machine sortie tout droit de Mad Max, (le compacteur, avec des roues métalliques garnies de pied de moutons) aplanie la montagne de déchets, suivie par une nuée de rapaces, corbeaux et mouettes. C’est vrai qu’en fermant les yeux, avec les cris de ces volatiles opportunistes, on s’y croirait presque. À un détail près : l’odeur.
Employé depuis 8 ans, Christophe avoue ne plus sentir les odeurs de méthane. « Je m’y suis habitué. » Novice en la matière, je peine à respirer à plein poumon, prenant de petites bouffées d’air. L’odeur de décomposition est tenace. Elle s’incruste même dans les vêtements.
« Ne pas tomber, ne pas tomber ! »
Agrippé à mon appareil photo, je me concentre sur ma progression sur le terrain. Equipé de bottes, je marche dans des sacs plastiques éventrés et déchets de toutes sortes. Je n’ai pas du tout envie de m’étaler à plat ventre.
Ma mission sur ces lieux est de fournir des images de communication. Produire des photos qui rendent compte du travail de l’entreprise, sans repousser les regards. Ni trop propre, ni trop sale. Pour moi c’est un sujet passionnant : il me permet de voir l’envers du décor et d’approcher des travailleurs de l’extrême. La paye est bonne m’avoue-t-on. Mais les conditions sont dures. Les employés ont les pieds dans les déchets des autres et ne peuvent s’empêcher de penser. Il y les questions de santé, mais surtout l’image du métier, vis à vis de leur entourrage. « Je ne veux pas être photographié sur ce tas de merdes, me dit un des employés, avant de me menacer de me botter le cul, si je ne passe pas mon chemin.
Toujours plus de déchets
En regardant la composition de cette montagne, je suis surpris par le nombre de déchets recyclables. Il semble qu’il y ait encore des irréductibles qui n’ont pas compri la nécessité de faire le tri. Du haut de sa cabine, le chauffeur du compacteur a un point de vue privilégié sur la société de consommation. « Je ne comprends pas, me confie-t-il. On n’a jamais autant recyclé, grâce aux campagnes de sensibilisation. Mais le volume de déchets par ménage augmente chaque année. » On ne peut pas s’empêcher d’évoquer ensemble la responsabilité des grandes surfaces et de la sur-production d’emballages.
Un petit passage sur ces lieux, peut être un bon moyen de changer ses habitudes de tri. Organom, l’organisme d’exploitation du site propose des visites.









Des employés travaillent sur le réseau de collecte du méthane. Un projet de récupération et d’exploitation des gaz est à l’étude.








Un casier flambant neuf attend son heure.

Les gaz sont récupérés par un réseau de tuyaux qui ramènent le méthane au brûleur

Le brûleur de méthane. La qualité actuelle du gaz n’est pas suffisante pour être recyclé à des fins énergétiques. Il a besoin d’être traité et concentré. Un projet d’usine de méthanisation est à l’étude par les élus locaux.

Bassin de lagunage : récupération et traitement des jus de décharge appelés Lixiviats.

Lixiviats (jus de décharges)
La révolution est dans le pré

Reportage lors d’un stage sur les herbes sauvages comestibles. Apprendre à connaître les vertus des plantes peut-être vu comme une forme de résistance.
Curieux, gourmands, avides de connaissances, nous sommes venus de différents horizons, (banquier, agent Edf, prof de Yoga, assistante sociale et beaucoup d’enseignants) apprendre à connaître les plantes sauvages comestibles. Le stage se passe dans un petit village du Revermont, dans l’Ain. Notre terrain de découverte est la nature environnante, pendant un week-end printanier. « Nous devons nous réapproprier la nature, » affirme Catherine, préparatrice en pharmacie, devenue animatrice au service des plantes, utilisant leurs vertus médicinales et culinaires. «Avec la généralisation du synthétique , mon métier a perdu à mes yeux, toute sa substance vivante. Les plantes ont quasiment disparu du comptoir pharmaceutique.» Elle partage désormais ses connaissances grâce aux livres et aux stages. Elle dénonce la mainmise des multinationales pharmaceutiques sur le vivant, ainsi que la toute-puissance des brevets et des réglementations allant à l’encontre de nos libertés de citoyens. Il y a parfois des accents militants dans les paroles de notre guide. « Nous sommes poussés à utiliser les produits officiels. Toute alternative est condamnée. » Les fertilisants naturels type “purin d’ortie”, seraient attaqués. Ces propos sont confirmés par Christian, professeur d’école, co-organisateur du stage. « Un chercheur qui développait un produit à base de purin d’orties a été perquisitionné par les services d’hygiène puis condamné à de lourdes amendes. »
Se réapproprier le savoir commun ancestral sur les plantes serait ainsi un “écogeste” et un acte politique. Une forme de résistance aux puissances de l’argent. C’est aussi une question de transmission du savoir.« L’apprentissage des plantes est aussi important que la visite d’un musée, » affirme Catherine.
Tout est à proximité
Équipé de chaussures de randonnée, je pensais marcher un peu, mais aux premiers pas, nous nous arrêtons. « Voici le Salsifi sauvage. On peut manger les boutons de fleurs et les jeunes feuilles en salade. » Quelques mètres plus tard, encore un arrêt : le Rumex, puis le Géranium herbe à Robert, le Lierre terrestre, la Berce, les Trèfles, etc…Nous n’irons pas bien loin aujourd’hui. Il y a tant de plantes à découvrir à proximité, juste à côté de chez soi. Parfois même des herbes que l’on croyait « mauvaises ».
« Si vous voulez manger ce soir, il faut cueillir ! » Nous rappelle Catherine. Allongés à plat ventre, Bernard et Christian cherchent des jeunes feuilles de Plantin et de Pimprenelle pour la salade du dîner. Ils s’amusent du point de vue inhabituel sur le microcosme, le nez dans les herbes. Peu à peu, la promenade se transforme en sitting détendu dans les hautes herbes.
De retour au local, nous nous répartissons les ateliers de fabrication. Au menu ce soir : tourte à la Consoude et l’Égopode, tiges de Berse àla vinaigrette, velouté d’Égopode (ma mission), tarte aux orties, salade de sauvageonnes et baba aux fraises et sorbet de sureau. Le résultat est surprenant. Les recettes sont simples et open source (diffusable à qui le souhaite). Le tout est d’être capable de reconnaître ces plantes. Pour ma part, il me faudra une petite révision.



Salsifis

Boutons de Salsifis



Les fleurs de Tréfle


Le millepertuis

Le Plantain



La Pimprenelle






Tiges de Berce


Beurre d’égopode

Baba aux fraises et sorbet de Sureau
Entre ciel et terre

Reportage sur des élageurs, à Montpellier :
Le hasard des commandes m’amène une fois de plus dans le milieu du bois. Après les bucherons du Jura, me voici perché sur une nacelle avec des élageurs dans un parc de Montpellier.








Promenons nous dans les bois 2/2

Reportage sur les bûcherons du Jura, en compagnie de Mickaël et Patrice, dans les bois de la Chaux de Crottenay. Suite de mon travail effectué pour le Conseil général du Jura, pour une exposition.
















