
Portrait de locataires de la Semcoda, dévoreurs de livres, BD, mangas.
Suite de la série de portraits effectués pour un livre sur le bailleur social.
Le sommeil retrouvé
Eddie Meynaud avoue bien volontiers que tous les membres de sa famille sont des rats de bibliothèque. Les étagères de livres qui couvrent les mûrs de sa maison sont là pour le prouver. Installés dans un pavillon de Saint-Genis-Pouilly, Eddie, Christel, Déborah et Kevin dévorent tout ce qui se lit : bande dessinées, livres historiques, romans, mangas, ouvrages scientifiques, ouvrages d’art. Plus encore : Dvd, Cd, vinyles, tout est bon pour occuper leur temps libre et leurs nuits d’insomnies.
Insomniaque, c’est le cas du père, Eddie. « Je ne dors que 4 à 5 heures par jour, car j’ai le sommeil très léger. » Le moindre bruit l’éveille et le pousse vers un des milliers ouvrages qui envahissent la maison. Passionné et collectionneur, il s’intéresse à beaucoup de choses : « Demandez-moi ce qui ne m’intéresse pas, cela sera plus rapide.» Actuellement il se penche sur les micro-organismes et la biodiversité dans la flore et la faune, comme indicateur de pollution. Son dada pour les bandes dessinées, Akim, Rodéo, Spider, Tintin, l’a obligé à aménager son garage en bureau et lieu de stockage. Il y a deux ans, il en a référencé plus de 40 000. Mais depuis, il a fait un peu de ménage, pour de gagner de la place.
« Cette maison a toutes les qualités, mais n’a pas assez de murs. »
Arrivé en 1985 pour la construction de l’accélérateur de particule du Cern, en tant qu’électromécanicien, les débuts ont été durs pour ce natif de Fos-sur-Mer, à l’accent du midi. « Il n’y a pas autant d’échanges sociaux que dans le sud. Les gens vivent plus à l’intérieur. » Mais ce froid climat et la différence de mentalité ne l’ont pas découragé. Il y a fondé sa famille et installé sa collection de livres. « Il y a une grande richesse et diversité culturelle, autour de Genève, avec plus de 80 nations représentées. »
La famille Meynaud a connu plusieurs appartements Semcoda, avant d’emménager ici. « C’est la fidélité et la stabilité qui nous ont permis d’obtenir ce logement privilégié. » Vivre dans une maison individuelle sans vis-à-vis est un grand bénéfice pour eux. Surtout pour le sommeil d’Eddie. « Maintenant on entend plus les bruits des voisins. Je peux dormir un peu plus. C’est un virage à 180° pour ma santé. S’il y a un bruit, c’est de notre faute ! »
























