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22.06.2009

Fenêtre sur vaches

Actuellement en transit, je goûte aux plaisirs du Mobilhome. Voici le spectacle que j’observe tous les matins. Pas besoin de télévision. Pour le son, imaginez le chant du coq et les beuglements de Tic et Tac qui appellent leur maman.

Reportage lors d’un stage sur les herbes sauvages comestibles. Apprendre à connaître les vertus des plantes peut-être vu comme une forme de résistance.

Curieux, gourmands, avides de connaissances, nous sommes venus de différents horizons, (banquier, agent Edf, prof de Yoga, assistante sociale et beaucoup d’enseignants) apprendre à connaître les plantes sauvages comestibles. Le stage se passe dans un petit village du Revermont, dans l’Ain. Notre terrain de découverte est la nature environnante, pendant un week-end printanier. « Nous devons nous réapproprier la nature, » affirme Catherine, préparatrice en pharmacie, devenue animatrice au service des plantes, utilisant leurs vertus médicinales et culinaires. «Avec la généralisation du synthétique , mon métier a perdu à mes yeux, toute sa substance vivante. Les plantes ont quasiment disparu du comptoir pharmaceutique.» Elle partage désormais ses connaissances grâce aux livres et aux stages. Elle dénonce la mainmise des multinationales pharmaceutiques sur le vivant, ainsi que la toute-puissance des brevets et des réglementations allant à l’encontre de nos libertés de citoyens. Il y a parfois des accents militants dans les paroles de notre guide. « Nous sommes poussés à utiliser les produits officiels. Toute alternative est condamnée. » Les fertilisants naturels type “purin d’ortie”, seraient attaqués. Ces propos sont confirmés par Christian, professeur d’école, co-organisateur du stage. « Un chercheur qui développait un produit à base de purin d’orties a été perquisitionné par les services d’hygiène puis condamné à de lourdes amendes. »

Se réapproprier le savoir commun ancestral sur les plantes serait ainsi un “écogeste” et un acte politique. Une forme de résistance aux puissances de l’argent. C’est aussi une question de transmission du savoir.« L’apprentissage des plantes est aussi important que la visite d’un musée, » affirme Catherine.

Tout est à proximité

Équipé de chaussures de randonnée, je pensais marcher un peu, mais aux premiers pas, nous nous arrêtons. « Voici le Salsifi sauvage. On peut manger les boutons de fleurs et les jeunes feuilles en salade. » Quelques mètres plus tard, encore un arrêt : le Rumex, puis le Géranium herbe à Robert, le Lierre terrestre, la Berce, les Trèfles, etc…Nous n’irons pas bien loin aujourd’hui. Il y a tant de plantes à découvrir à proximité, juste à côté de chez soi. Parfois même des herbes que l’on croyait « mauvaises ».

« Si vous voulez manger ce soir, il faut cueillir ! » Nous rappelle Catherine. Allongés à plat ventre, Bernard et Christian cherchent des jeunes feuilles de Plantin et de Pimprenelle pour la salade du dîner. Ils s’amusent du point de vue inhabituel sur le microcosme, le nez dans les herbes. Peu à peu, la promenade se transforme en sitting détendu dans les hautes herbes.

De retour au local, nous nous répartissons les ateliers de fabrication. Au menu ce soir : tourte à la Consoude et l’Égopode, tiges de Berse àla vinaigrette, velouté d’Égopode (ma mission), tarte aux orties, salade de sauvageonnes et baba aux fraises et sorbet de sureau. Le résultat est surprenant. Les recettes sont simples et open source (diffusable à qui le souhaite). Le tout est d’être capable de reconnaître ces plantes. Pour ma part, il me faudra une petite révision.

Salsifis

Boutons de Salsifis

Les fleurs de Tréfle

Le millepertuis

Le Plantain

La Pimprenelle

Tiges de Berce

Beurre d’égopode

Baba aux fraises et sorbet de Sureau

Yellowstone Montana USA

Photos d’un des plus beau parc national des Etats-Unis.

Profitant de vacances dans l’état du Montana aux USA, je fais des photos du parc national de Yellowstone. Premier parc naturel de l’histoire, créé en 1872, ce territoire grand comme la Corse est menacé. L’administration Bush, qui a divisé de moitié les subventions du parc, souhaite le vendre à une société privée. Le parc de Yellowstone est aussi un symbole pour les gens de ma profession. C’est un photographe, W.H Jackson, qui a convaincu, grâce à ses photos, le président des Etats-Unis de l’époque de classer cet espace en parc naturel. Cela prouve que la photographie peut changer les choses.

Cascade du Canyon du Parc de Yellowstone

sources d’eau chaude de Hot springs , parc de Yellowstone

Ancien centre thermal avec piscine alimentée par une source naturelle d’eau chaude, à Chico, près du parc de Yellowstone

Shoshone lake, Parc de Yellowstone

Dans “the Old faithful Lodge”, hotel du début du siècle

Yellowstone river

Poubelles anti-ours, parc de Yellowstone

Embouteillage causé par un passage de bisons, parc de Yellowstone

Spectacle du Old Faithful, geyser récurant, parc de Yellowstone

Motards devant le spectacle du Old Faithful

Chaîne de montagne “Les grands Tétons”, en souvenir d’un explorateur Français, plein d’imagination

Voir tous les reportages effectués au Montana, USA.