(Français) Coopératives d’habitants Genève
Danse et regards complices

Stage de danse animé par le danseur et chorégraphe chilien Marcelo Sepulveda sur la thématique “Danse et regards complices”. Voici un nouveau reportage que j’ai effectué pour la Compagnie Passaros co-organisatrice de ce stage un peu particulier, impliquant des handicapés et des danseurs amateurs de tout horizons.
“J’ai voulu proposer un atelier pour tisser des liens et se lier aux autres, explique Marcelo Sepulveda. Prendre ce que nous avons en commun à partager sans bouger et sans parler, pour laisser apparaitre la sensibilité qui nous habite. Un peu comme faire briller la lumière qui vit dans les yeux, celle là nous amène dans un terrain d’écoute et de poésie, un espace qui a évolué dans le jeux et dans le contact avec la musique, les sensations et le plaisir de danser avec son corps et avec les autres. C’est pour cela que je propose le regard comme thème: regarder, se regarder et regarder l’autre, fermer les yeux pour continuer a regarder soi et les autres.”








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Danse et objets-partitions

Stage de danse contemporaine animé par Marie Moreau (designer-plasticienne ) et Emilie Borgo (danseuse-chorégraphe compagnie Passaros) autour d’objets. “Nous vivons par et dans notre corps, expliquent Marie et Emilie. La relation que chacun entretient à son corps peut souffrir de transformations subies suite à une blessure, par le vieillissement ou simplement par le stress quotidien. L’enjeu est de s’ajuster aux transformations de son corps. Une pratique corporelle médiatisée par des objets-partition, manipulés dans le geste dansé, propose de cultiver une écoute préventive de son corps et se découvrir dans l’interaction avec l’autre.”
Voici le début d’une petite série de reportages photos que je fais pour la compagnie de danse contemporaine Passaros, établie à Bourg-en-Bresse dans l’Ain. Une des spécificité d’Emilie Borgo, danseuse chorégraphe, est d’impliquer des personnes en situation d’handicap, venant des Centre spécialisés (ESAT de Treffort, etc.). Je suis pour ainsi dire subjugué par leur spontanéité et capacité à improviser des danses sur des thématiques tel objets et partitions. D’autres images de ce type viendront dans mes prochains posts.













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Les veilleurs du soir

Pendant tout l’hiver, des bénévoles de la Croix Rouge font la tournée des lieux publics et des parcs de la ville de Bourg-en-Bresse, à la rencontre des Sans domiciles fixes et autre personnes en détresse.

« Votre soupe, vous la préférez saveur pêcheur ou indienne, demande Maïté. C’est un soir d’hiver comme les autres, devant la Gare SNCF de Bourg-en-Bresse. La ville est sous une épaisse brume glaciale et humide. Avec trois de ses collègues, cette bénévole de la Maraude, un service de la Croix Rouge, propose du thé, du café et des soupes déshydratées à une dizaine de personnes en situation de précarité. Ce n’est pas de la grande cuisine, mais cela réchauffe le coeur de Daniel, René, Abdel, Martial, Bernard, Eric, Fabrice, Franck et Philippe. La tête enfoncée dans les épaules, ils touillent inlassablement leurs breuvages. C’est devenu une habitude pour eux de se retrouver ici pour discuter avec les gars de la Maraude. « Ils nous attendent. Cela fait parti de leurs repères », explique Serge, le chef d’équipe.


S’assurer que personne ne meurt de froid
De novembre à mars, tous les soirs de 19h30 à 23h, 48 bénévoles se relayent par petites équipes de trois, pour « marauder » dans les rues de Bourg-en-Bresse. Ils font leur ronde de nuit pour s’assurer que personne ne va mourir de froid et de solitude en leur apportant un peu de réconfort : une soupe, un chocolat, un thé, des gants un bonnet, des couvertures, quelques tranches de pains accompagnées de fromage. Ce sont des veilleurs du soir. Sauf qu’ici il ne s’agit pas de protéger un bien, mais son prochain. « Marauder: verbe transitif. Voler des fruits, des récoltes. Se dit d’un taxi qui roule et cherche des clients en circulant », dit le dictionnaire. Ici c’est un peu comme pour le taxi. On recherche le client, car la misère ne se porte pas fièrement en boutonnière et préfère se cacher dans l’ombre. Ce soir Serge, Maïté et Marie-Joël sont de service. La radio a annoncé des températures négatives. Le plan froid est renforcé. Martha, une nouvelle recrue les accompagne pour sa première Maraude. « On commence toujours par appeler le 115 afin de savoir si des cas en détresse ont été signalé, explique Marie-Joël. Les bénévoles préparent la camionnette : ils s’assurent d’avoir fait le plein des munitions. On rempli les thermos et c’est parti! Direction la gare.


Une multitude de profils
« Cela fait plaisir de te voir René. Cela faisait longtemps, dit Serge. L’intéressé, un peu bougon au départ, explique qu’il est parti à Paris pour voir s’il c’y passait des choses. « C’est mort à Bourg-en-Bresse! Mais on est plus en sécurité ici. Dans les grandes villes, c’est dangereux, y a des timbrés. » Ancien chauffeur livreur, il dit qu’il est juste dans une passe difficile, mais va se remettre. Parmi les convives, une multitude de profils. Des SDF qui sont logés par le 115 à l’hôtel du Parc, des personnes en foyer d’hébergement et des gens en appartement qui se sentent juste seuls. Adina, 43 ans a le statu d’handicapé. « Je déprime dans le foyer, alors je viens prendre de l’air. » Immense gaillard aux lunettes bleue, Daniel vient tous les soirs. Ouvrier agricole, il est sans travail pendant l’hiver. Alors plutôt que de s’ennuyer devant sa télé, il vient discuter. Un homme inconnu des bénévoles s’approche et fini par se fondre dans le groupe et partager un café. Il pose des questions sur le rôle de la Maraude. « C’est bien pour les gens dans le besoin. Ce n’est pas mon cas, bien sûr », insiste-t-il. Homme en détresse ou simple passant? La Maraude croise souvent des gens qui n’osent avouer être en difficulté.



À la recherche des personnes isolées
Prochaine étape, la cathédrale Notre Dame. Arrivés devant le parvis, personne. « Mais où sont passés les Tchéques et les Polonais, s’étonne Maïté. D’habitude, il y a un groupe de SDF assez animés, avec des chiens. » La patrouille entame alors sa marche dans les rues du centre ville à la recherche de personnes isolées. Sac de premier secours sur le dos et lampe-torche en main, ils scrutent les caches. Rien à signaler. De retour au camion, une jeune femme les attend. « Je vous cherchais, lance-t-elle, visiblement contente de les voir. À 25 ans Nathalie est déjà une routarde expérimentée. « J’ai beaucoup miséré, témoigne-t-elle. Je suis arrivé en ville à 17 ans, me suis fais des copains dans la rue et puis c’est l’engrenage. Tu tombes sans t’en rendre compte.» Mais aujourd’hui elle est fière d’annoncer aux Maraudeurs qu’elle remonte la pente grâce à un travail dans une entreprise de Jasseron. C’est elle qui nous donne des nouvelles de la bande de Polonais et Tchéques. « Il y a eu des bagarres entre eux. Ils se sont dispersés et sont tous descendus dans le sud. » Au fil des années les visages changent, mais la Maraude reste.



Un peu de chaleur humaine
La tournée continue à l’église du Sacré Coeur, le Monastère de Brou, le parking de la Tannerie, les centres commerciaux de Carrefour et de Casino. Toujours rien à signaler. C’est une soirée calme. « Je me souviens que nous en avons trouvé un mort, ici », dit Serge, en désignant un banc dans un parc. Après sept années d’expérience, les bénévoles connaissent un peu les planques. Souvent devant les lieux publics où il est coutume de faire la manche. Mais il y a aussi les lieux improbables comme les toilettes publiques, les Point d’apport volontaire, les locaux à poubelle, les parkings souterrains et abris bus. Ils notent toutes les nouvelles caches afin que les collègues des tournées suivantes ne les oublient pas. « On voit moins de monde ce mois-ci. C’est rassurant pour nous, explique Marie-Joël qui plutôt que de se révolter au chaud devant son poste de télévision, a décidé de donner une soirée par semaine à la Maraude. « Ce n’est pas normal que des gens meurent de froid de nos jours. On a l’impression d’apporter quelque chose. »
Il est 22h 30, la fin de la tournée approche. L’équipe se dirige vers un terrain vague où les attendent Marise et Patrick, des habitués. Ils ont dressé un parterre de cailloux devant leur vieux camping-car et font brûler un petit feu de planches pour se sentir chez eux. « Une soupe pour Monsieur et un capuccino pour Madame, se souvient Serge. On vous amène de la chaleur humaine, vous nous donnez la chaleur de votre feu. »




Reportage publié dans le magazine du social Interaction, mars 2011
Oyonnax dans la tourmente 2/2

Suite de mon reportage sur Oyonnax, ville industrielle de l’Ain, touchée par la crise et ses conséquences. Travail réalisé pour illustrer un dossier sur “la pauvreté à Oyonnax”, pour le magazine Interaction.

Au restos du coeur. Le nombre de repas est passé de 52 000 repas en 2008 à 100 000 en 2009.


Foyer d’accueil pour réfugiers Saint Léger, dans le quartier de Geilles.



Le pôle européen de la plasturgie.

Accueil à la Maison des entreprises.


Salle de réceptions et de mariages de l’hôtel de ville.


Consommateur au bar “le Quotidien”

Ancien foyer Sonacotra, en attente de démolition.

Oyonnax dans la tourmente 1/2

Ville industrielle, moteur de la vallée dite “de la plasturgie”, Oyonnax prend la crise économique de plein fouet. Les entreprises fonctionnent au ralenti, l’emploi se fait rare, la précarité domine. Voici un portrait de la ville qui m’a été commandé afin d’illustrer un dossier “sur la pauvreté à Oyonnax”. Le choix a été fait de ne pas montrer trop de personnes, mais des lieux et des scènes impersonnelles. Et le hasard a voulu qu’il neige ces jours-là.



Pallier d’un immeuble du centre ville.


Centre social Alfa 3A Est: des cours d’alphabétisation y sont dispensés régulièrement.

Pallier d’un logement social du quartier de Geilles.

Essayage d’habits d’occasion à la fripperie de l’entreprise d’insertion Aire.

Les jardins du Stand. Loués par la mairie, ils permettent aux ouvriers qui ont la main verte de faire pousser des légumes et de compléter ainsi leurs paniers.



Quartier de la Forge




Quartier de la Plaine




Les sans visages

Reportage à l’Oasis, unité du Centre psychiatrique de l’Ain (CPA). Commande réalisée pour le magazine du social Interaction.




Départ d’une patiente pour le week-end.


Eddy, un jeune adulte tient absolument à ce que je le prennent en photo. “Je veux être sur le journal!” Après lui avoir expliqué que je n’ai pas le droit, il ne se laisse pas démonté : “Prends mes mains, alors!”






“Raymond et moi nous avons une amitié très forte”, me confie Odile.

Odile me fait visiter sa chambre. Elle m’explique qu’elle fait son lit elle-même.

Découverte délirante dans la rue, cette dame d’une cinqantaine d’année demande une attention toute particulière de la part de l’équipe médicale.


Pause thé, entre infirmières.

Portrait de locataires de la Semcoda, dévoreurs de livres, BD, mangas.
Suite de la série de portraits effectués pour un livre sur le bailleur social.
Le sommeil retrouvé
Eddie Meynaud avoue bien volontiers que tous les membres de sa famille sont des rats de bibliothèque. Les étagères de livres qui couvrent les mûrs de sa maison sont là pour le prouver. Installés dans un pavillon de Saint-Genis-Pouilly, Eddie, Christel, Déborah et Kevin dévorent tout ce qui se lit : bande dessinées, livres historiques, romans, mangas, ouvrages scientifiques, ouvrages d’art. Plus encore : Dvd, Cd, vinyles, tout est bon pour occuper leur temps libre et leurs nuits d’insomnies.
Insomniaque, c’est le cas du père, Eddie. « Je ne dors que 4 à 5 heures par jour, car j’ai le sommeil très léger. » Le moindre bruit l’éveille et le pousse vers un des milliers ouvrages qui envahissent la maison. Passionné et collectionneur, il s’intéresse à beaucoup de choses : « Demandez-moi ce qui ne m’intéresse pas, cela sera plus rapide.» Actuellement il se penche sur les micro-organismes et la biodiversité dans la flore et la faune, comme indicateur de pollution. Son dada pour les bandes dessinées, Akim, Rodéo, Spider, Tintin, l’a obligé à aménager son garage en bureau et lieu de stockage. Il y a deux ans, il en a référencé plus de 40 000. Mais depuis, il a fait un peu de ménage, pour de gagner de la place.
« Cette maison a toutes les qualités, mais n’a pas assez de murs. »
Arrivé en 1985 pour la construction de l’accélérateur de particule du Cern, en tant qu’électromécanicien, les débuts ont été durs pour ce natif de Fos-sur-Mer, à l’accent du midi. « Il n’y a pas autant d’échanges sociaux que dans le sud. Les gens vivent plus à l’intérieur. » Mais ce froid climat et la différence de mentalité ne l’ont pas découragé. Il y a fondé sa famille et installé sa collection de livres. « Il y a une grande richesse et diversité culturelle, autour de Genève, avec plus de 80 nations représentées. »
La famille Meynaud a connu plusieurs appartements Semcoda, avant d’emménager ici. « C’est la fidélité et la stabilité qui nous ont permis d’obtenir ce logement privilégié. » Vivre dans une maison individuelle sans vis-à-vis est un grand bénéfice pour eux. Surtout pour le sommeil d’Eddie. « Maintenant on entend plus les bruits des voisins. Je peux dormir un peu plus. C’est un virage à 180° pour ma santé. S’il y a un bruit, c’est de notre faute ! »




Portraits d’un responsable d’immeuble travaillant pour la Semcoda, dans la banlieue lyonnaise:
Suite de mon travail, de portraits de locataires et employés, effectué pour le bailleur social la Semcoda.
Le maître des clefs
Barbe de patriarche sel et poivre, regard de braise, un trousseau de clés dans les mains, Abdel a tout d’un saint Pierre. Sauf que ce ne sont pas les clés du Paradis qu’il a en charge, mais celles du quartier du Verger, à Vaulx-en-Velin. « Monsieur le gardien », comme l’appellent les locataires.
Autrefois, l’endroit avait une réputation sulfureuse, plus proche de l’enfer. « La Semcoda a fait un travail pharaonique, confie-t-il, admiratif. Ils ont tout détruit pour faire des logements agréables. » Entamés en 1998, les travaux tirent aujourd’hui sur la fin. On a détruit ici des barres entières pour y reconstruire des habitations à taille humaine. « Venez voir les jardins à l’intérieur du bâtiment, insiste-t-il. Maintenant, ça n’a rien à voir. C’est le top ! »
Sidérurgiste à Saint-Etienne, pendant 21 ans, il est venu s’installer ici en 1994, avec sa femme et ses trois enfants. Il a vu évoluer le quartier : la démolition des tours, la création de nouvelles rues, l’arrivée d’autres populations, son désenclavement.
« Autrefois, l’ambiance entre locataires, les relations avec les clients étaient très difficiles. Maintenant cela n’a rien à voir. » Ce qui ne l’empêche pas d’être aussi ferme qu’avant et d’avoir le souci de rechercher en permanence l’équilibre : « Pour le bien être des locataires, il faut mettre des limites et leur rappeler régulièrement que la vie dans les parties communes, exige de respecter des règles. »
« Je suis passionné par l’immobilier. J’aime contribuer à l’entretien et l’amélioration des bâtiments. Je ne compte pas mes heures. C’est quelque chose de précieux un toit, un foyer où l’on se sente bien. On y passe la moitié de sa vie ! »

Patricia Théophilos, locatrice à Morestel

Portrait d’une locatrice de la Semcoda, bénéficiant d’un logement adapté à son handicap :
Nouvel épisode de la série de portraits de locataires, que je fais pour un livre des 50 ans de la Semcoda, bailleur social dans les départements du Rhône, l’Ain, l’Isère et la Saone et Loire. En fauteuil roulant depuis plus de 30 ans, Patricia est une femme de caractère. Elle fait face à ses problèmes de santé avec détermination.



« Ma maison, c’est ma fierté »
L’intérieur de Patricia Théophilos est un véritable bijou. De la tapisserie aux lustres, jusqu’au carrelage dans le garage, tout à été étudié afin de créer un endroit chaleureux et douillet. « J’ai tout décoré et personnalisé afin de me sentir chez moi. C’est un peu ma fierté. » Pour compléter le tout, une collection de sculptures d’éléphants, (plus de 120 !) sont répartis dans toute la maison. Pas une pièce sans pachyderme. C’est son animal fétiche. «Le symbole de la force et du courage.»
Faire de sa maison un cocon est un peu une nécessité, pour cette retraitée de 64 ans qui passe beaucoup de temps chez elle. Victime d’un accident de voiture, elle est clouée dans un fauteuil roulant depuis plus de 38 ans.
Patricia refuse de se plaindre. Elle se sent même une privilégiée car elle a obtenu un logement adapté, auprès de la Semcoda. « Je fréquente beaucoup d’autres handicapés qui n’ont pas la chance d’avoir un lieu de vie comme le mien. Il n’y en a pas assez. »
Elle se bat contre elle-même pour garder la tête haute et rester autonome. Elle tient à effectuer elle-même son ménage. Elle conduit toujours sa voiture aménagée avec boîtier automatique. Pour cette fille du voyage, descendante d’une troupe de forains, ce n’est pas dans sa culture de demander le l’aide. « Chez nous, les gitans, on apprend à se débrouiller seuls et à ne pas se lamenter sur son sort. »
Maxime, le fils d’une amie, l’aide de temps en temps. Elle lui donne la pièce car « tout travail mérite salaire ».
Pendant des années, elle s’est levée à 5h du matin pour vendre sur les marchés. Il y a dix ans, elle tenait encore des manèges dans une vogue. Aujourd’hui elle se fait plaisir en sortant dans les soirées dansantes, en jouant à la coinche avec les amis en dialoguant sur internet avec sa fille et sa petite-fille. « Je profite de la vie car je ne suis plus toute jeune. Avec mes problèmes de diabète et de cœur, je sais que je ne suis pas éternelle. »
Installée ici depuis 12 ans, elle a été contrainte de demander des modifications au fur et à mesure de l’évolution de son état de santé. Le bac à douche de la salle de bain a été transformé en douche à l’italienne. Les volets roulants ont été électrifié pour ménager son cœur.